#Santé : Zoom sur le scandale des nanoparticules dans les confiseries

24 août 2017, « 60 Millions de consommateurs » révèle la présence de dioxyde de titane dans de nombreuses sucreries et gâteaux sans que leur présence ne soit mentionnée sur l’emballage.

50 000 fois plus petites qu’un cheveu, les nanoparticules de dioxyde de titane trouvées dans 100% des sucreries testées par le magazine sont au centre de l’attention de tous les médias depuis quelques jours. Cette révélation inquiète car les effets de ces nanoparticules sur l’homme sont encore peu connus. Un nouveau scandale alimentaire que les ONG pointent du doigt. Le gouvernement réagit le jeudi 31 août en annonçant un renfort des contrôles.
Mais alors quelles menaces les nanoparticules représentent-elles pour la santé ? Quels sont les produits concernés ? Quelles mesures seront mises en place ?

E171 : des dangers encore mal évalués pour la santé

L’additif E171 est habituellement utilisé pour blanchir ou intensifier la brillance des confiseries, plats préparés et des dentifrices. Réduit à l’état de nanoparticules, cet additif peut passer la barrière intestinale et se diffuser dans les organes comme le foie, le coeur ou les poumons. Les conséquences, encore inconnues pour l’homme, ont néanmoins été testées par l’INRA (L’Institut national de la recherche agronomique). Il en a été conclu que l’exposition chronique au E171 favorise l’apparition de cellules précancéreuses chez le rat. L’OMS a par ailleurs classé le dioxyde de titane dans le groupe des « cancérigènes possibles pour l’homme« .

Trouvés dans des produits du groupe Mondelez tels que Lu, M&M’s ou Malabar, ce dernier s’est défendu en précisant que l’additif n’est pas interdit. Si Auchan et Intermarché ont réagi rapidement en retirant certains produits de leurs rayons ou en exigeant un changement des recettes de la part du fournisseur, ces produits sont néanmoins toujours commercialisés sans faire mention sur leurs étiquettes de la présence de ces nanoparticules.

Huit ONG, dont Agir pour l’environnement, ont poussé un cri d’alarme et ont plaidé la « mise en place de mesures urgentes de précaution dont l’interdiction temporaire des nanoparticules dans le E171« . Un cri d’alarme entendu par le gouvernement qui a pris le parole jeudi 31 août en exigeant un renforcement des contrôles et en exerçant une pression sur l’ANSES et les industriels.

Les ministres ont rappelé aux industriels leur obligation de transparence quant à l’étiquetage sur la présence de nanoparticules manufacturées dans les produits de consommation.

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