Depuis le 8 juillet 2026, Doctolib prévient ses utilisateurs que leurs données de santé vont alimenter un projet de recherche en intelligence artificielle. Beaucoup de patients arrivent en consultation avec la même question : « Docteur, je dois refuser ? » La réponse tient en trois points : le dispositif est légal, il fonctionne par opposition (opt-out), et refuser ne change rien au suivi médical. Votre rôle n’est pas de trancher à leur place, mais de leur donner les faits.
Que demandent réellement vos patients ?
La confusion la plus fréquente porte sur le consentement. Le patient croit souvent qu’on lui a « pris » ses données en douce. En réalité, Doctolib s’appuie sur la méthodologie de référence MR-004 de la CNIL, qui autorise ce type de recherche d’intérêt public sans consentement explicite, à condition de laisser un droit d’opposition. Le projet, mené avec l’Inria, l’Inserm et l’Université Paris Cité, démarre en août 2026 pour trois ans.
Ce que le patient veut savoir se résume à quatre questions concrètes. Voici de quoi répondre en trente secondes.
| La question du patient | La réponse factuelle |
|---|---|
| « Suis-je concerné ? » | Oui s’il a un compte Doctolib. Ses données et celles de ses proches rattachés, enfants inclus, sont concernées. |
| « Que se passe-t-il si je ne fais rien ? » | Ses données pseudonymisées sont intégrées par défaut. L’inscription est automatique sans opposition. |
| « Refuser va-t-il gêner mes rendez-vous ? » | Non. L’opposition ne touche que la recherche, pas les rendez-vous ni le suivi. |
| « C’est anonyme ? » | Non, pseudonymisé. Le nom est remplacé par un code, mais le rapprochement reste possible. |
Comment refuser, si le patient le souhaite ?
La démarche prend moins de deux minutes. Depuis l’e-mail reçu, le patient clique sur le lien, descend jusqu’à l’encadré « Vos données, votre décision », puis « M’opposer à l’utilisation de mes données ». S’il a raté l’e-mail, le formulaire reste accessible depuis les paramètres de confidentialité du compte, à l’adresse doctolib.fr/privacy-settings, avec nom, prénom et date de naissance. Un détail utile à mentionner : aucun accusé de réception n’est envoyé, une capture d’écran fait office de preuve. Nous avons détaillé chaque étape dans ce guide à transmettre à vos patients.
Faut-il en profiter pour parler de vos propres pratiques ?
Oui, car la question dépasse Doctolib. Un patient qui s’inquiète de ses données sur une plateforme s’inquiète aussi, légitimement, de la façon dont son cabinet les traite. C’est l’occasion de rappeler un principe simple : au cabinet, la donnée de santé relève du secret médical, pas d’un usage secondaire décidé ailleurs.
Cette exigence vaut aussi pour vos prestataires. Un télésecrétariat partenaire Doctolib gère votre agenda et vos messages patients : il doit donc appliquer le même niveau de rigueur que vous. Chez Belenos, les appels sont traités par une équipe en CDI, 100 % en France, avec un hébergement des données certifié HDS et une conformité RGPD documentée. Le patient qui vous interroge sur Doctolib est aussi celui qui apprécie de savoir que son numéro et son motif d’appel ne partent pas à l’autre bout du monde.
En résumé
Vos patients cherchent un repère, pas une prise de position. Donnez-leur les faits, orientez-les vers la marche à suivre, et profitez-en pour montrer que la confidentialité, chez vous, n’est pas un argument mais une pratique quotidienne.
Pour aller plus loin
- Doctolib et vos données de santé : refuser l’IA en 2 minutes
- Télésecrétariat médical partenaire Doctolib : comment ça fonctionne
- Comment appliquer le RGPD dans un cabinet médical
- Nos télésecrétaires : une équipe en CDI, 100 % en France
Questions fréquentes
Dois-je informer activement mes patients du projet d’IA de Doctolib ?
Aucune obligation ne pèse sur vous : c’est Doctolib, responsable de traitement, qui doit informer ses utilisateurs. Vous pouvez tenir l’information à disposition et orienter vers la marche à suivre les patients qui posent la question.
Mon cabinet est-il concerné en tant que professionnel de santé ?
Le projet porte sur les données des patients côté Doctolib, pas sur vos données de praticien. Votre vigilance porte plutôt sur vos propres outils et prestataires qui manipulent des données patients : agenda en ligne, messagerie, télésecrétariat.
Un télésecrétariat a-t-il accès aux données de santé de mes patients ?
Il accède aux informations nécessaires à la prise de rendez-vous et au message, encadré par un contrat de sous-traitance RGPD. Vérifiez l’hébergement certifié HDS et la localisation des équipes : chez Belenos, les appels sont traités par une équipe en CDI, 100 % en France.

