Pilulier et ordonnance sur un comptoir de pharmacie avec une calculatrice, illustrant la baisse des remboursements de médicaments en 2027
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Médicaments moins bien remboursés en 2027 : qui va payer la différence, et pourquoi

Par Julie  ·   ·  0 commentaires

L’an prochain, plusieurs médicaments et soins pourraient être moins bien remboursés. C’est l’une des pistes du prochain budget de la Sécurité sociale, prévue pour le 1er janvier 2027. Rien n’est encore signé, mais les projets sont précis — et pour beaucoup de Français, l’addition risque de monter. On vous explique, simplement.

Ce qui est sur la table

Chaque automne, le gouvernement prépare le budget de la Sécu, le fameux PLFSS. Celui de 2027 doit faire des économies. Et l’un des leviers étudiés vise directement le portefeuille des patients : baisser le remboursement de certains médicaments, mais aussi des soins dentaires et des transports.

Une précision, tout de suite, parce qu’elle change tout : rien n’est encore décidé. Le ministère parle de mesures « à l’étude », avec une application visée au 1er janvier 2027. Les chiffres qui suivent sont donc des projets sérieux, discutés en haut lieu. Des projets, pas des certitudes.

Quels médicaments, et de combien

Tout tourne autour d’une note : le service médical rendu, ou SMR. La Haute Autorité de santé l’attribue à chaque médicament pour dire, en résumé, à quel point il est utile pour soigner. Plus la note est basse, plus le médicament devient une cible. Le détail, catégorie par catégorie :

Type de médicament ou de soinRemboursement actuelRemboursement prévu 2027Exemples
Service médical rendu faible15 %5 %Bétadine, bains de bouche, Gaviscon
Service médical rendu modéré30 %15 %Pivalone, Voltarène
Service médical rendu important65 %65 % (inchangé)Doliprane, Ventoline
Consultation chez le dentiste60 %50 %Consultations courantes
Transports sanitaires55 %50 %Ambulance, VSL
Plafond annuel des franchises100 €200 €Environ +18 €/an en moyenne

Sur le seul poste des médicaments, l’État espère économiser environ 300 millions d’euros. L’idée assumée : garder l’argent public pour les traitements qui soignent vraiment.

Et ce n’est pas que les médicaments

Deux autres coups de rabot accompagnent le plan. Chez le dentiste, le remboursement des consultations passerait de 60 % à 50 %. Pour les transports sanitaires, de 55 % à 50 %. Mises bout à bout, ces deux mesures pèseraient entre 1 et 1,5 milliard d’euros.

Et puis il y a une piste plus discrète, qui concerne à peu près tout le monde : le doublement du plafond des franchises. En clair, ce petit reste à charge que la Sécu ne rembourse jamais — sur vos consultations comme sur vos médicaments — pourrait passer de 100 à 200 euros par an. Environ 18 euros de plus par personne, soit moins de deux euros par mois. Une moyenne, bien sûr. Plus vous vous soignez, plus la note s’alourdit.

Alors, qui paie la différence ?

Voilà le vrai sujet. Ce que la Sécu cesse de rembourser ne disparaît pas. Il change simplement de poche.

Il file d’abord vers les mutuelles, qui prennent le relais de l’Assurance maladie. Le transfert est estimé entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros par an. Conséquence probable : des cotisations en hausse dès 2027. Avec un piège au passage — rien n’oblige une mutuelle à rembourser les médicaments à SMR faible. Ce qui sort du public peut donc rester, pour partie, sur les épaules du patient.

Sur un autre sujet qui touche aussi vos données et vos droits, voir : Doctolib et vos données de santé.

Car au bout de la chaîne, il y a l’assuré. Surtout celui qui n’a pas de complémentaire, ou une couverture au rabais. Pour lui, la baisse se voit tout de suite : quelques euros de plus à la caisse de la pharmacie ou chez le dentiste.

Qui reste protégé

Tout le monde ne serait pas touché de la même façon. Environ 18 millions de personnes garderaient leurs conditions actuelles : les mineurs, les femmes enceintes et les patients en affection de longue durée, les ALD, restent pris en charge à 100 % sur les traitements liés à leur pathologie. Attention toutefois : la hausse du plafond des franchises les concerne aussi, pour un montant estimé autour de 49 euros par an. Être en ALD ne met donc pas à l’abri de tout.

Ce qu’on peut en penser

Inutile de crier au scandale. Quand le déficit de la Sécu se creuse, réserver l’argent public aux médicaments les plus efficaces se défend. Le vrai débat est ailleurs. En transférant la facture vers les mutuelles, on la renvoie tôt ou tard vers les assurés, sous forme de cotisations plus salées. Et ce sont les plus fragiles qui trinquent : ceux qui se soignent beaucoup, ceux qui n’ont pas les moyens d’une bonne complémentaire. Sans bruit, la solidarité glisse du collectif vers chacun.

Cette réalité, nous la vivons de près. Chez Belenos, le télésecrétariat médical nous place chaque jour au bout du fil, entre les patients et leurs médecins. Et on le sait : une annonce comme celle-ci fait aussitôt remonter des inquiétudes très concrètes. « Suis-je concerné ? » « Mon traitement va-t-il me coûter plus cher ? » Savoir écouter, rassurer et orienter avec justesse, sans jamais remplacer l’avis du médecin, c’est tout ce qui fait un accueil de confiance. C’est le métier de nos télésecrétaires en CDI, 100 % en France. Surtout quand les règles bougent.

Vous êtes médecin ?

Chaque changement de remboursement a le même effet au cabinet : le téléphone sonne plus. « Est-ce que c’est remboursé ? », « ça va me coûter combien ? ». Des questions légitimes, mais qui tombent souvent pendant vos consultations.

Nos télésecrétaires absorbent ce flux : elles accueillent, rassurent et orientent selon vos consignes, sans jamais donner d’avis médical. Pour mesurer ce que ces appels coûtent réellement à votre cabinet, essayez le calculateur de rentabilité, ou consultez nos tarifs à l’appel traité.

Sources

 

Dernière mise à jour : 28 juillet 2026. Mesures en projet dans le cadre du PLFSS 2027, susceptibles d’évoluer.

 

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