Selon le 3ᵉ Baromètre FHF x Ipsos (mars 2026), le renoncement aux soins France atteint un niveau critique : 73 % des citoyens ont abandonné un acte médical ces cinq dernières années, soit 10 points de plus qu’en 2024. Délais explosés, déserts médicaux, standards saturés : la crise de l’accès aux soins pèse directement sur les cabinets et leurs patients. En tant qu’experts du télésecrétariat médical externalisé, nous analysons ces chiffres et ce qu’un accueil téléphonique empathique peut concrètement changer.

Ce que dit le Baromètre FHF x Ipsos 2026 : des chiffres qui parlent de vraies personnes

Publié le 17 mars 2026 par la Fédération Hospitalière de France (FHF) en partenariat avec Ipsos BVA, ce troisième baromètre dresse un état des lieux sans précédent de la dégradation de l’accès aux soins en France.

Près de trois Français sur quatre — 73 % — déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, contre 63 % en 2024. Cette hausse de 10 points représente près de 7 millions de personnes supplémentaires qui ont rejoint cette liste silencieuse de ceux qui ont « laissé tomber ».

Des délais qui découragent avant même la consultation

Dans plus de la moitié des cas, ce renoncement s’explique par l’allongement des délais d’attente. Les chiffres du baromètre sont éloquents :

  • Près de 2 semaines pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste, contre 4 jours en 2019 — les délais ont triplé en sept ans.
  • 4 mois d’attente pour un dermatologue, contre 2 mois en 2019.
  • 3 mois pour un cardiologue, contre 1 mois et demi en 2019.
  • 40 % des Français qui renoncent aux soins le font également pour des raisons financières.

Un renoncement aux soins France qui touche surtout les plus jeunes

Le baromètre révèle une fracture générationnelle particulièrement préoccupante :

  • 85 % des moins de 35 ans déclarent avoir renoncé à un soin — soit près de 9 jeunes adultes sur 10.
  • Ces mêmes jeunes générations sont 57 % à s’être déjà rendus aux urgences pour des raisons qui ne relevaient pas d’une urgence médicale.
  • Des fractures territoriales importantes sont également relevées sur certaines spécialités, rappelant que chaque citoyen devrait être traité de la même manière quel que soit son lieu de vie.

« Les Français attendent légitimement un sursaut politique : il y a urgence à agir pour la santé ! Quand notre système de santé vacille, c’est le lien social et le pacte républicain qui se délitent lentement. »
— Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF

Quand le médecin est injoignable, les patients choisissent la mauvaise porte

Lorsque la médecine de ville devient inaccessible, les patients ne disparaissent pas : ils se tournent naturellement vers l’hôpital public — et en particulier vers les urgences, même sans situation d’urgence réelle.

1 Français sur 2 s’est déjà rendu aux urgences sans être en situation d’urgence médicale, faute d’alternative. Chez les moins de 35 ans, ce chiffre monte à 57 %.

Le résultat est direct sur l’activité hospitalière : +4,3 % de séjours en 2024, et près de +5 % en 2025. L’hôpital public assure pourtant 100 % des greffes, 85 % des séjours de réanimation et 81 % des 21 millions de passages aux urgences chaque année — mais son déficit cumulé atteint encore 2,7 milliards d’euros en 2025, un niveau difficilement soutenable. Tout le monde y perd.

Ce que les chiffres ne disent pas : la première barrière, c’est souvent le standard

Ces données racontent une histoire simple. La première porte d’entrée dans le système de soin, pour la grande majorité des patients, c’est un appel téléphonique. Un numéro composé, une voix qui répond — ou pas.

Ce moment-là, ce décroché (ou ce silence), c’est souvent là que tout se joue. Pas dans la salle d’attente. Pas chez le spécialiste. Au standard, dès les premières secondes.

Une secrétaire médicale absorbée par plusieurs lignes simultanées, un répondeur qui se déclenche trop tôt, un cabinet fermé le vendredi après-midi : autant de micro-ruptures dans le parcours de soin qui, cumulées, contribuent à ce chiffre de 73 %.

Le télésecrétariat médical : un levier concret contre le renoncement aux soins France

L’accueil téléphonique dépasse la simple gestion d’un agenda ; c’est la toute première étape de la prise en charge médicale. Quand un patient ne trouve pas de rendez-vous, c’est d’une voix rassurante dont il a le plus besoin.

Un accompagnement sur-mesure pour soulager les cabinets

Savoir que l’on est écouté par une véritable professionnelle qualifiée suffit souvent à faire redescendre l’angoisse. Au quotidien, l’équipe de secrétaires médicales Belenos s’engage à vous offrir un soutien stratégique :

  • Absorber les flux d’appels : Répondre rapidement pour ne laisser aucun patient dans l’incompréhension face à des lignes occupées.
  • Rassurer face à l’attente : Expliquer vos délais avec empathie et bienveillance, tout en proposant des alternatives si possible.
  • Détecter les vraies urgences : Faire le tri avec discernement pour vous remonter les priorités médicales absolues.
  • Préserver votre temps médical : Vous permettre de vous concentrer à 100 % sur vos consultations sans être interrompu par la sonnerie.

En résumé : ce que révèle le Baromètre FHF 2026

IndicateurChiffre clé (Baromètre FHF x Ipsos 2026)Ce que ça révèle
Renoncement aux soins73 % des Français — contre 63 % en 2024 (+10 pts) — soit ~7 millions de personnes supplémentairesUne dégradation continue et accélérée depuis 2019.
Délai chez le généralistePrès de 2 semaines — contre 4 jours en 2019Les délais ont triplé en 7 ans. La médecine de ville est de moins en moins accessible.
Délai chez le dermatologue4 mois — contre 2 mois en 2019Le délai a doublé en 7 ans pour une spécialité déjà sous tension.
Délai chez le cardiologue3 mois — contre 1,5 mois en 2019Des délais incompatibles avec un suivi préventif sérieux.
Renoncement chez les jeunes85 % des moins de 35 ansLes générations les plus actives désertent le système de soin.
Recours inapproprié aux urgences1 Français sur 2 — 57 % chez les moins de 35 ansFaute d’alternative, les patients se tournent vers le mauvais circuit de soin.
Activité hospitalière+4,3 % de séjours en 2024 — près de +5 % en 2025L’hôpital absorbe la demande, au prix d’un déficit de 2,7 milliards d’euros.
Sentiment des Français90 % en colère face au manque de moyens de l’hôpital public7 Français sur 10 craignent de ne plus pouvoir accéder à des soins de qualité en cas d’urgence.

Conclusion : ce que chaque praticien peut faire, maintenant

La FHF appelle à des réformes structurelles de grande envergure. Ces chantiers sont essentiels — et ils prendront du temps.

En attendant, vous pouvez agir dès aujourd’hui sur quelque chose de concret : vous assurer que chaque patient qui appelle votre cabinet trouve quelqu’un au bout du fil. Quelqu’un de compétent, de bienveillant, et formé à votre spécialité pour éviter de nourrir les statistiques du renoncement aux soins France. C’est un levier modeste à l’échelle du système. Mais pour le patient qui appelle ce matin-là, c’est la différence entre soigner et renoncer.

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Sources :

  • Fédération Hospitalière de France & Ipsos BVA (2026). 3ᵉ Baromètre FHF x Ipsos sur l’accès aux soins. Communiqué de presse du 17 mars 2026. Consulter l’étude

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